Je n’ai rien posté sur l’affaire qui buzz en ce moment, à savoir, la présence de Frédéric Lefebvre sur Twitter, j’attendais simplement d’avoir le fin mot de l’histoire ! Après avoir été banni quelques jours (heures), notre « ami » est de retour avec un compte vérifié, j’imagine assez de hautes personnalités françaises passer un coup de fil à quelques cadres, non moins influents, de Twitter pour rétablir cette petite erreur.
Court rappel des faits : le 25 novembre, le député ouvre son compte Twitter, qu’il semble vouloir utiliser comme un défouloir contre ses ennemis, les socialistes et la presse. Dont acte, on est loin de l’esprit Twitter, mais bon… Forcément vu le passé du personnage et son amour pour internet et les nouveaux outils de communication, la réaction ne se fait pas attendre, ajout à des listes au nom plus ou moins sympathique, et signalement en tant que spam auront raison du compte, qui ferme après à peine 24 heures.
L’intéressé aura beau affirmer que le compte a été fermé pour cause de trop grosse affluence (au moment où j’écris ces lignes, moins de 2000 followers…), personne n’est dupe, ses opposants ont eu sa peau virtuelle, au moins temporairement.
Temporairement car l’action a beau être drôle et bien menée, elle n’en est pas moins en effraction avec les termes d’utilisation de Twitter… C’est donc tout naturellement que quelques heures plus tard, le compte est réouvert et obtient même le macaron « vérifié » des VIP.
Qu’en conclure ? D’abord que cette affaire ne fait pas grandir le Twitter francophone, il y règne d’habitude une ambiance plutôt consensuelle qui évite tout dérapage et explosion de « voix ». J’ai tendance à croire que je fais comme la plupart des Twitto(a)s français, en ne followant pas les gens trop virulents (ils ont souvent très peu de followers). L’arrivée d’un provocateur, avec le lourd passé anti-internet que tout le monde lui connaît ne pouvait que mal se passer.
D’un autre côté, je me range à l’avis de certains bloggeurs, le faire bannir était certes frôle, mais pas franchement productive. N’a t’il pas eu exactement ce qu’il voulait : des billes pour montrer que les internautes sont tous des méchants pirates en puissance, puisque lui, bon justicier de l’artiste et de la major en danger, s’en fait jeter de manière déloyale ?
En tout cas, cette affaire montre bien le fossé énorme qui sépare la classe politique française du « très très méchant lobby d’internet », selon les propres termes de Ségolène Royal, une autre grande figure de la méconnaissance et du dédain face à internet.


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